Crédit photo Thomas Jorion

Othello


de William Shakespeare

Traduction inédite de Sacha Todorov

Mise en scène Léo Cohen-Paperman

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Distribution

avec Clovis Fouin, Elsa Grzeszczak, Jean-Michel Guérin, Fabien Joubert, Miloud Khetib, Julien Romelard, Claire Sermonne, Gisèle Torterolo

scénographie – costumes Anne-Sophie Grac
lumières Grégoire de Lafond
collaborateur artistique Antoine Philippot

crédit photo Thomas Jorion

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La pièce

Mes amis,

Nous nous sommes accordés sans un mot lorsqu’il fallut choisir notre guide pour les années à venir : il s’appellerait Shakespeare, car souvenez-vous : « Il ne bâtit jamais un personnage sans puiser à pleines mains dans la matière des existences, pétrissant la vie comme elle est et non comme on voudrait qu’elle soit. » Génie incomparable, pérégrin de l’obscurité et de l’opacité humaine, cette œuvre s’imposait à nous parce qu’elle répondait à notre volonté de défier l’impossible – comme nous l’avions fait avec Clément en nous imposant Dans la solitude des champs de coton à titre d’énigme, quitte à s’y briser, tentant d’arracher au monde une part de vérité.

Notre spectacle verra le jour à une époque qui offre les apparences déguisées de l’apocalypse. Et Othello est une œuvre désespérée, une commotion. C’est le cri ultime devant une sombre machination que rien ne sera parvenu à avorter, un merveilleux projet humain bravant l’inacceptable altérité anéanti par un homme, Iago, qui ne voit que non-sens et ténèbres au plus originel de la condition humaine.

Alors pourquoi ? Parce que « l’enseignement » à tirer de ce chef d’œuvre, pour n’en dire qu’un, au-delà du fait que Shakespeare nous éclaire ligne après ligne sur notre être au monde, c’est peut-être qu’Othello nous apparaît, en creux, comme une marche vers la connaissance, vers une conquête du réel au delà des images falsifiées par le monde tel qu’il nous est donné à voir et à entendre par ceux qui compensent le manque fondamental de l’Etre par la quête de l’Avoir et de ses satisfactions.

  Nous tenterons – sans illusions mais avec une conviction jamais éteinte – de faire un théâtre qui voudrait modifier le monde. Jamais comme avec Shakespeare nous n’avons senti à ce point la grandeur et la responsabilité de notre métier dans toute sa fragilité, sa désespérance et sa gloire. Puissions-nous être à la hauteur de cette térébrante lueur.

Fabien Joubert

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Calendrier de Production

Répétitions

du 23 octobre au 6 novembre 2017 répétitions ouvertes

Présentation du projet dans le cadre de Quintessence le mardi 5 décembre à 15h30 à la Comédie de Reims (3 Chaussée Bocquaine, 51100 Reims)

du 17 septembre au 31 octobre 2018

Création novembre 2018

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Production

Production déléguée O’Brother Company et Compagnie des Animaux en Paradis

Coproduction Le Salmanazar scène de création et de diffusion d’Epernay, Le Théâtre-Scène conventionnée d’Auxerre, ACB Scène nationale de Bar-le-Duc, Théâtre Louis Jouvet Scène conventionnée de Rethel, Festival en Othe, Avec l’aide à la création de la Région Grand Est, Avec la participation artistique du jeune Théâtre National, en cours…

Elsa Grzeszczak, Jean-Michel Guérin, Gisèle Torterolo sont membres du collectif O’Brother Company, Fabien Joubert en est le directeur artistique. La O’Brother Company est conventionnée par la DRAC Grand Est et en résidence au  Salmanazar scène de création et de diffusion d’Epernay et à l’ ACB Scène nationale de Bar-le-Duc.

La Compagnie des Animaux en Paradis est en résidence au Théâtre-Scène conventionnée d’Auxerre et soutenue par la Région Grand Est.

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